Fiches pratiques
Des informations pratiques et concrètes
La gestion du risque client

La problématique que pose le risque client est que les PME sont contraintes d’assortir leur offre commerciale d’un délai de paiement, et d’assumer seules le risque de retard ou d’impayé suite à une défaillance.
En effet, le risque client est une exposition à une créance impayée quand elle n'a pas été réglée à la date exacte initialement convenue.
Un dispositif interne de prévention du risque des clients peut prendre plusieurs formes.
Il peut tout d’abord s’agir de l’insertion de clauses juridiques européennes susceptibles d’accroître la probabilité du paiement total des marchandises vendues.
A ceci s’ajoute la détermination pour chacun des clients d’une limite potentielle de crédit.
De plus, une incitation peut être opérée auprès des clients pour obtenir un escompte pour paiement comptant et réfléchir aux formes de paiement susceptibles de minimiser le poids financier du poste clients.
Enfin, un système de recouvrement des créances à leur échéance peut être mis en place comprenant un suivi du portefeuille de créances nées et une stratégie efficace en matière de recouvrement des créances.
En réponse à la problématique que suscite le risque client, à savoir de se confronter à la non solvabilité d’un tiers, des mesures conservatoires peuvent également être mises en œuvre pour y remédier.
A cet égard, toute personne dont la créance paraît fondée en son principe peut demander au juge l’autorisation de pratiquer une mesure conservatoire sur les biens du débiteur. Elle doit tout de même justifier de circonstances susceptibles de menacer le recouvrement de la créance. Les biens saisis sont donc indisponibles.
Différents types de mesures conservatoires existent.
Tout d’abord, une saisie conservatoire peut être pratiquée par huissier sur des bien mobiliers corporels ou incorporels sur la présentation de l’autorisation d’un juge. Si le créancier demeure impayé, il demandera alors la conversion de la saisie conservatoire en saisie exécutoire lorsqu’il disposera d’un titre exécutoire.
A ceci s’ajoute les sûretés judiciaires pouvant être constituées sur un immeuble, un fonds de commerce, des parts sociales ou des valeurs mobilières. A la différence de la saisie conservatoire, les biens peuvent être vendus mais le créancier dispose de droits sur le prix.
Malgré ces précautions prises, un risque substantiel existe toujours et peut être réduit par trois procédés.
Tout d’abord, peut être envisagé un recours à la caution, opération par laquelle un établissement financier garantit au créancier la défaillance financière du débiteur.
De plus, le recours à une assurance crédit permet d’assurer une certaine prévention grâce à un suivi régulier des clients, le recouvrement des factures impayées et l’indemnisation des créances garanties qui n’ont pu être recouvrées.
Enfin, l’affacturage propose à la fois une assurance crédit mais également une avance financière du montant des créances.
